Benoît, maraîcher

Benoît et la culture des légumes, c’est l’histoire d’un coup de foudre ou plutôt d’un coup de fourche… Oui, vraiment ! Benoît raconte qu’un jour, enfant, il accompagnait son grand-père au jardin quand soudain, ce dernier planta un coup de fourche qui déterra ce que le petit Francilien prit pour un trésor : des pommes de terre. Benoît fut fasciné et son destin était scellé.

De retour de chez son grand-père, il demande à ses parents de lui laisser un bout de terre pour cultiver ses propres légumes dans leur jardin de Nogent-le-Roi. Son père se prend au jeu et lui fabrique un récupérateur d’eau de pluie. Les premiers légumes sortent de terre et Benoît se souvient très bien de sa fierté lorsqu’il sert pour l’apéro aux amis de ses parents, à 13 ans, ses premières tomates cerises.

Arrivé au lycée, ses professeurs l’encouragent à réaliser des études d’ingénieur agronome mais déjà, en Première S, Benoit s’ennuie, notamment en maths…
« Et les équations j’en fais quoi ? » se demande-t-il à l’époque. Il a besoin de sentir, de vivre les choses.

La décision est prise, Benoît bifurque vers un Bac Agricole puis un BTS.

Arrivé au lycée, il ne lui faut pas longtemps pour repérer une petite parcelle qu’il propose de cultiver. Cela lui permet d’exercer sa passion et de collecter de l’argent pour le lycée puisqu’il vend sa production aux profs.

Partout où il passe, Benoît cultive ! C’est en 2009 qu’il arrive à La Chassagnette, le restaurant camarguais étoilé qui dispose de son propre potager. Il y passe 15 années avant de saisir une belle opportunité : diriger la parcelle « test » qui jouxte La Chassagnette et qui vise à aider les apprentis agriculteurs à se lancer.

Les images que vous voyez ici sont celles de cette parcelle, au Sambuc, mais c’est à Raphèle que nous pouvons désormais le retrouver puisqu’il vient tout juste de s’installer ! C’était ce dont il rêvait mais sans être fils d’agriculteur, il n’était pas facile de trouver des terres.

Encore une fois, la passion de Benoît, son enthousiasme et sa ténacité lui réussissent puisqu’il noue un lien particulier avec le couple pour qui il travaille à ses heures perdues à Raphèle. Ce couple admire le travail que fait Benoît dans leur jardin et décide de lui vendre un bout de leur terrain : 6000m2 où il va pouvoir lancer son activité.

Benoît cultive actuellement une cinquantaine de légumes de saison, répartis en 150 variétés environ. Il avait cet été 28 variétés de tomates !
Il se passionne notamment pour les mini-légumes et fleurs comestibles destinés aux restaurateurs.

Aujourd’hui, vous pouvez retrouver Benoît sur le Marché de Pont-de-Crau tous les dimanches matin mais aussi chez Bocal & Co et au menu de bonnes tables arlésiennes comme Inari, L’Oriel, Le Présent, Simone, L’Antonelle ou encore Du début à la faim.

Infos pratiques

Où trouver les produits : Marché de Pont-de-Crau (dimanche matin), épicerie Bocal & Co, plusieurs restaurants arlésiens.

Adresse : Chemin de Peluque à Mandine, 13280 Arles

Contact : Benoît Maillet, La Rizelière – 07 85 21 41 29

En savoir plus : @larizeliere

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